Sud de l'Espagne et du Portugal - Avril 2026

Vendredi 17 avril 2026

Nous quittons Itxassou à 13h00, et partons par l'autoroute A63 en direction de la frontière espagnole. Nous passons par Tolosa et Altsasua, puis Vitoria-Gasteiz avant de passer le splendide défilé de Pancorbo. Nous continuons sur l'AP-1 pour passer Burgos, et nous prenons la sortie 78 pour rejoindre Palencia.

Il est 17H10 lorsque nous faisons le plein de gasoil à la station service "Suances" qui gère l'aire d'accueil des camping-cars qui se trouve juste en face : 42°00'38'' Nord - 4°32'44'' Ouest. Le stationnement est gratuit, ainsi que l'eau et les vidanges. Si on veut se doucher ou avoir de l'électricité (5€/12H), il faut s'adresser à la station service qui dispose également d'un petit supermarché en cas de nécessité.

Nous avons parcouru 374km.

Nous partons à pied pour aller visiter la cathédrale Saint Antonin qui se trouve à seulement 1km de notre bivouac, et qu'il est possible de visiter jusqu'à 19H00 (entrée 5€).

Souvent surnommée "la Bella Desconocida" (la Belle Méconnue) du fait de son manque de notoriété dans le pays, elle se positionne comme l'une des plus grandes cathédrales d'Espagne avec plus de 130 mètres de long, et une cinquantaine de mètres de large au niveau du transept.  Son aspect extérieur très sobre cache un intérieur absolument splendide. La crypte, qui date du VIIème siècle, contient les vestiges archéologiques de deux périodes : romane et wisigothique. Elle abrite les restes du martyr Saint Antonin de Pamiers, qui est le Saint Patron de la cité. La tradition raconte que c'est le roi "Wamba" (un roi wisigoth d'Hispanie) qui a ramené les reliques du martyr gaulois à Palencia.

Cathédrale de PalenciaCathédrale de PalenciaCathédrale de PalenciaCathédrale de Palencia

Gargouille de la cathédrale de PalenciaCrypte de la cathédrale de Palencia

Nous observons en particulier l'orgue dont la décoration polychrome nous semble particulièrement exubérante.

L'orgue de la cathédrale de PalenciaL'orgue de la cathédrale de PalenciaL'orgue de la cathédrale de Palencia

Samedi 18 avril 2026

Nous prenons la route à 8H50, et partons par la E-80 en direction de Valladolid et Salamanque. Nous prenons la sortie 82 en direction de San Muñoz, et continuons par Tamames, en empruntant une jolie petite route qui chemine au milieu des pâturages plantés de vieux chênes verts au port majestueux. Nous voyons de beaux troupeaux de vaches, quelques moutons et même parfois des cochons.

Nous nous accordons une petite halte botanique pour observer l'Halimium en ombelle et le Genêt à fleurs blanches.

Ciste en ombelle Cytise à fleurs blanches
Halimium en ombelle Genêt à fleurs blanches

Nous en profitons pour faire notre première mise à niveau d'AdBlue qui a donc tenu environ 5000km. Cependant, avec un bidon de 10l, nous n'avons pas tout-à-fait le plein...

Nous arrivons pour midi à l'entrée de l'aire de stationnement des camping-cars de La Alberca : 40°29'18'' Nord - 6°06'57'' Ouest.  Il ne nous faudra pas moins de 1/2 heure pour arriver à nous enregistrer sur l'application "Tripstop" que nous avons du télécharger, le système par QR code ne fonctionnant pas. Finalement nous avons réussi à pénétrer sur l'aire parfaitement clôturée et accessible par une barrière automatique couplée à un lecteur de plaque d'immatriculation des véhicules. Les services d'électricité, de vidange et d'eau potable sont en parfait état, et le site est parfaitement calme, malgré le parking des autobus qui se trouve juste à côté. Prix 10€/24H + 4€ pour le branchement électrique optionnel.

Nous avons parcouru 249km (623km depuis Itxassou).

Nous prenons le temps de manger avant d'enfourcher nos vélos (à assistance électrique) pour monter jusqu'au sommet de la Peña de Francia qui culmine à 1723m d'altitude, soit un aller-retour de 36km avec un dénivelé de 700m environ.

Peña de FranciaPeña de Francia

Un peu avant d'arriver au sommet, nous avons eu la chance de voir des bouquetins (Capra pyrenaica), une espèce emblématique de la faune ibérique.

Bouquetin (Capra pyrenaica)Bouquetins (Capra pyrenaica)

Depuis le sommet, le point de vue est magnifique. Nous pouvons même voir le village de La Alberca, avec la Sierra de Gredos dont les sommets sont enneigés à l'arrière-plan.

Peña de FranciaPeña de FranciaPeña de Francia

Nous avons bien entendu prêté attention à la flore, et nous avons relevé la présence de la Bruyère arborescente, de la Bruyère d'Aragon, mais aussi et surtout, de très nombreuses Narcisses à trois étamines.

Bruyère d'Aragon Narcisses à trois étamines
Bruyère d'Aragon Narcisses à trois étamines

À notre retour à La Alberca, nous sommes partis à pied pour visiter le village aux ruelles pavées. Il y a de très belles maisons à colombages, mais les rez-de-chaussée sont généralement investis par des magasins destinés aux touristes. Les jambons se font la part belle dans les magasins de produits de bouche. Cependant, malgré la quantité de touristes qui nous rappelle Espelette, un village bien connu tout proche de chez nous, nous apprécions particulièrement la place centrale de forme carrée et entourée d'arcades à colonnades.

La AlbercaLa AlbercaLa Alberca

Nous allons voir l'église paroissiale de l'Assomption, qui date du XVIIIème siècle. Nous y observons en particulier une étonnante chaire polychrome, des retables couverts de dorures et une Vierge des sept douleurs.

Chaire de l'église de La AlbercaRetable de l'église de La AlbercaRetable de l'église de La AlbercaVierge des sept douleurs de l'église de La Alberca

Sur un mur extérieur, nous observons une niche avec 2 trous de part et d'autre, chacun contenant un crâne, avec à côté une plaque dont voici la traduction ci-dessous.

 

Suivant une tradition qui s’est maintenue depuis le XVIème siècle, tous les jours de l'année, qu'il fasse froid ou chaud, qu'il pleuve ou qu'il neige, au crépuscule, la cloche des âmes du Purgatoire retentit et résonne dans toute la ville. Une femme, la "Moza de las Ánimas" (la servante des âmes), parcourt chaque recoin de La Alberca en faisant sonner une cloche, chantant un psaume et priant.

« Chrétiens fidèles, souvenons-nous des âmes bienheureuses du purgatoire par un Notre Père et un Je vous salue Marie, par amour pour Dieu » Elle frappe la cloche trois fois et continue de chanter « Un autre Notre Père et un autre Je vous salue Marie pour ceux qui sont en état de péché mortel, afin que Sa Divine Majesté les délivre d’un tel état misérable ».

Le terme de ce parcours se trouve précisément  à l'emplacement de cette niche flanquée des deux crânes qui nous rappellent que nous mourrons tous un jour.

Niche flanquée de 2 crânes sur le mur de l'église de La Alberca

Mais nous sommes tout aussi intrigués par un cochon en pierre placé à côté de l'église. Il représente le "Marrano de San Antón", un cochon tiré au sort le 13 juin, lors de la fête de Saint Antoine de Padou, qui est béni et auquel on attache une clochette autour du cou. Il est ensuite lâché, et nourri par les habitants, il erre librement à travers le rues jusqu'à la fête de San Antón, le 17 janvier, jour où il est vendu aux enchères. Les bénéfices sont alors reversés à une œuvre caritative ou une ONG, alors qu’autrefois, il était offert à la famille la plus pauvre du village.

La AlbercaLe "Marrano de San Antón"

Dimanche 19 avril 2026

Après une nuit parfaitement calme, nous faisons les vidanges et le plein d'eau avant de prendre la route à 9H10. Nous revenons au Nord du village de La Alberca pour prendre la DSA-260 en direction de Sotoserrano où nous allons passer. Les bords de routes sont très fleuris, il y a en particulier de la Lavande Stoechas, des Asphodèles rameux, des Chrysanthèmes de Mykonos, des Tubéraires ligneuses, du Lupin d'Espagne et énormément de Ciste à Gomme.

Lavande Stoechas Asphodèles rameux
Lavande Stoechas Asphodèles rameux Chrysanthèmes de Mykonos
Ciste à Gomme Lupin d'Espagne
Tubéraire ligneuse Ciste à Gomme Lupin d'Espagne

Nous continuons sur une superbe petite route pour descendre vers le Sud en passant à Valdelageve et Lagunilla où nous tournons à droite vers Abadía. Nous rejoignons l'autopista A66/E833 pour continuer à descendre vers le Sud.

Nous prenons la sortie 479 pour rejoindre la EX-A1 en direction de Navalmoral de la Mata (vers l'Est). Nous quittons l'autopista à la sortie 9 pour passer à Casatejada, puis à Saucedilla (où il y a une aire de stationnement pour les camping-cars : 39°50'54" Nord - 5°40'37" Ouest).

Nous tournons à droite juste après un pont, en direction de Valdecañas de Tajo par la CC-411. Nous avons la surprise de voir des panneaux très inhabituels, qui nous annoncent un danger particulier : les lynx !

Nous ne verrons pas de lynx, mais un vautour fauve posé sur un rocher de l'autre côté de la rivière... Nous apercevons également quelques guêpiers d'Europe.

Vautour fauve

Il est 12H30 lorsque nous nous stationnons en face du terrain de sports situé à l'entrée du village de Campillo de Deleitosa : 39°42'18'' Nord - 5°34'29'' Ouest. (Nous avons parcouru 153km)

Nous commençons par manger, avant de partir à pied pour une randonnée en boucle de 9,600km avec 185m de dénivelé, afin d'aller voir le canal et l'aqueduc de la Herrería.

Cet ouvrage, niché en pleine nature, au creux de la vallée formée par la rivière "Descuernacabras" semble dater du XIVème siècle. Il était destiné à conduire l'eau servant de force motrice pour actionner le marteau-pilon et les soufflets d'une ancienne forge pour travailler le fer. Durant la première moitié du XXème siècle, il a servi à alimenter trois mini-centrales électriques. Ces « usines à lumière », comme on les appelait localement, ont permis au village de Campillo de Deleitosa d’être électrifié bien avant d’autres villages plus importants et mieux desservis de la région. Entièrement enduit de mortier pour éviter les fuites, le canal demeure en relativement bon état. Nous allons cheminer sur un peu plus de trois kilomètres à l'intérieur du canal qui constitue un spectaculaire témoignage du passé industriel de la région.

Lorsque le canal franchit un vallon, il se transforme en un splendide aqueduc constitué d'une trentaine d'arches reposant sur un mur. L'ouvrage mesure 80m de longueur, et atteint huit mètres de hauteur. La dimension de ce chef-d'œuvre d'ingénierie, sa construction magistrale et la perfection de sa conception impressionnent. Il a été réalisé en ardoises et en mortier, comme l'ensemble du canal.

Cette balade avait en prime un grand intérêt botanique, et nous nous en sommes mis plein les yeux !

Nous repartons par Valdecañas de Tajo pour rejoindre la A5 afin de descendre en direction de Trujillo. Nous évitons Trujillo par la droite en prenant la A-58 en direction de Cáceres, puis nous prenons la sortie 15 pour suivre le CC-335 en direction de La Cumbre. À La Cumbre, nous tournons à droite en direction de Montánchez par la EX-381.

Nous arrivons à 19H00 sur l'aire Camperstop Alegria de Montánchez (39°13'50" Nord - 6°08'23" Ouest) où nous sommes accueillis particulièrement gentiment par le propriétaire. Difficile de faire mieux comme aire de camping-cars : les services sont parfaits et la propreté irréprochable ! Tout ceci pour 16€ la nuit + 5€ si on veut de l'électricité. Le calme absolu est garanti, avec un beau point de vue en prime !

Camperstop Alegria de MontánchezCamperstop Alegria de Montánchez

Nous avons parcouru 117km depuis Campillo de Deleitosa, et donc 270km dans la journée (893km depuis Itxassou).

Lundi 20 avril 2026

Après un séjour parfait sur l'aire***** Camperstop Alegria de Montánchez, nous prenons la route à 8H15.

Nous rejoignons la N-630 pour descendre en direction de Séville jusqu'à Santa Olalla del Cala, village dominé par un grand château-fort. Nous prenons la sortie 747 pour emprunter la A-461 en direction de Zufre.

Nous tournons à droite sur la N-433 pour rejoindre Aracena où nous suivons le fléchage pour aller stationner sur le parking des grottes à 10H40 (37°53'22'' Nord - 6°34'10'' Ouest). (Nous avons parcouru 206km)

Nous partons à pied pour prendre des billets pour la visite de la Grotte des Merveilles, qui se trouve à environ 400m à pied. Nous obtenons des entrées pour la visite de 12H15 (16€/personne pour les plus de 65ans), donc nous revenons jusqu'au camping-car pour boire un café en attendant.

La visite de la grotte se passe parfaitement bien. Nous avons parcouru 1,200km à la découverte de salles et de galeries aussi splendides les unes que les autres. Nous étions un groupe d'une vingtaine de personne, accompagnés par une guide hispanophone qui a donné le bon tempo pour profiter de l'ensemble de la grotte. Il est un peu regrettable que les photos soient interdites. Nous avons respecté la consigne, mais de très nombreux visiteurs ne peuvent s'empêcher d'en faire avec leur téléphone portable... Ne serait-il pas plus logique d'autoriser les photos comme au Gouffre géant de Cabrespine où nous étions au mois de février ? Je me permets donc d'utiliser des photos du site officiel pour illustrer cette visite hautement recommandable lorsque l'on passe à proximité.

Grotte des MerveillesGrotte des MerveillesGrotte des Merveilles

En sortant de la grotte, nous prenons le temps d'observer en détail les bancs de la plaza de San Pedro, qui sont décorés avec des carreaux de faïence, sur le thème de la Grotte des Merveilles. Les médaillons centraux évoquent les diverses formations géologiques que nous avons pu observer dans la grotte, et complètent la visite de façon originale.

Sculpture AracenaSculptures et banc à Aracena

Las Conchas Los nenufares Las raices La esmeralda
Cristaleria de Dios Los desnudos Amor imposible La catedral
La palmatoria El volcan Gran salon Los garbanzos

Nous mangeons dans le camping-car avant de reprendre la route par Campofrío pour rejoindre le mirador des mines de Río Tinto (37°42'29'' Nord - 6°35'35,4'' Ouest). (Nous avons parcouru 28km depuis Aracena)

Il s'agit d'une des plus grandes installations minières du monde, d'où l'on extrait des matériaux non ferreux, notamment du cuivre. Depuis plus de 2000 ans, les populations locales, puis les Phéniciens, les Grecs et surtout les Romains ont exploité ce site. Rio Tinto est le nom du fleuve qui s’écoule vers le Sud sur 80 kilomètres de long depuis la Sierra Morena avant de déboucher dans le golfe de Cadix à Huelva où il mélange ses eaux rougeâtres avec celles de l’Atlantique. Sa couleur rouge vif est due à sa haute teneur en éléments minéraux qui contiennent des sulfures de métaux : du fer au cuivre. Du point de vue minéralogique ce bassin minier n’est pas sans rappeler les conditions qui prévalent sur la planète Mars, ce qui a mobilisé la NASA dans une recherche d’exploration et d’utilisation du site.

L’ensemble de ce patrimoine est catalogué et inclus en tant que Paysage Protégé, Monument Natural ou Bien d’Intérêt Culturel, avec une superficie totale de 9 329 m2. On reste cependant un peu dubitatif devant ce qui peut également être perçu comme un véritable massacre de l'environnement... Mais ne sommes nous pas les premiers à utiliser les matériaux extraits de ce type d'installation ?

Mine de Río TintoMine de Río TintoMine de Río Tinto

Nous prenons la N-435, puis la A-49, avant de franchir un superbe pont à haubans sur le fleuve Guadiana, pour entrer au Portugal.

Nous n'avons alors plus qu'une quinzaine de kilomètres à parcourir pour arriver au Parque de Caravanas Altura, situé en pleine nature, à l'Ouest de Castro Marim : 37°12'36'' Nord - 7°31'13'' Ouest. Une mamie parlant français, accompagnée d'une jeune femme nous accueillent très gentiment. Il ne nous en coutera que 11€ y compris l'électricité et tous les services pour passer la nuit sur cette aire située en pleine nature, avec vue sur mer.

Nous pensions arriver à 17H00, mais c'était sans compter le décalage horaire... Nous avons donc gagné 1H00 en entrant au Portugal, et nous sommes arrivés à destination pour 16H00.

Nous avons parcouru 131km depuis les mines de Río Tinto, soit 365km dans la journée et 1258km depuis Itxassou.

Parque de Caravanas AlturaParque de Caravanas Altura

En soirée, nous avons le plaisir d'observer de très nombreuses pies bleues ibériques.

Pie bleue ibériquePies bleues ibériques

Mardi 21 avril 2026

Nous faisons un petit tour dans les environs du Parque de Caravanas Altura où nous avons passé une excellente nuit, histoire d'observer la flore locale. C'est ainsi que nous observons la Trépane barbue, le Muflier à feuilles de Pâquerette et l'Artichaut humble.

Trépane barbue Muflier à feuilles de Pâquerette Artichaut humble
Trépane barbue Muflier à feuilles de Pâquerette Artichaut humble

Nous faisons les vidanges et le plein d'eau potable avant de reprendre la route à 8H45.

Nous empruntons un itinéraire assez compliqué proposé par le GPS du camping-car, pour rejoindre l'église Saint Laurent d'Almancil (37°04'56'' Nord - 8°00'32'' Ouest). Nous avons parcouru 64km depuis le Parque de Caravanas Altura.

Il s'agit d'une petite église baroque du XVIIIème siècle, avec un autel en bois sculpté doré, mais surtout dont les murs intérieurs sont entièrement recouverts d'azulejos (entrée 2€ mais ici aussi les photos sont interdites).

Les carreaux racontent la vie de Saint Laurent, célèbre martyr chrétien, connu pour avoir péri consumé sur un gril. Chaque étape de sa vie, des guérisons qu’il a réalisées jusqu’à son martyre, est représentée sur des panneaux dédiés, accompagnés d’inscriptions latines sur chacun d'eux. Au-dessus, sont représentées des figures allégoriques symbolisant les vertus chrétiennes, telles que la persévérance, la piété et la patience.

Il y a également quelques azulejos sur les façades, et un étonnant médaillon au-dessus de la porte d'entrée évoquant la tête du Saint sur un gril...

Eglise Saint Laurent d'AlmancilEglise Saint Laurent d'AlmancilEglise Saint Laurent d'Almancil

Eglise Saint Laurent d'Almancil

En sortant de l'église, notre attention est attirée par un arbre couvert de fleurs qui exhalent un délicieux parfum... Il s'agit du Lilas de Perse.

Lilas de PerseLilas de Perse

Il est 10H30 lorsque nous repartons en rejoignant la A-22 que nous empruntons en direction de Lisbonne, puis nous la quittons à la sortie 5 pour suivre la N124 et la N266 en direction de Monchique.

Juste avant d'arriver à Caldas de Monchique, nous empruntons une piste carrossable sur la droite, en suivant un panneau qui annonce l'aire de camping-cars.

Nous nous retrouvons ainsi en pleine montagne, où se niche un véritable paradis : l'aire d'accueil de camping-cars Vale de Carrasqueira (37°16'36'' Nord - 8°32'38'' Ouest) où nous sommes très gentiment accueillis par la propriétaire. Elle tient à passer un coup de râteau sur l'emplacement que nous choisissons avant de nous laisser nous installer... Tout est parfaitement impeccable, il y a une machine à laver avec sèche linge, des WC, des douches chaudes, de l'électricité et un point d'eau sur chaque emplacement, du wifi, et même une petite piscine. Tout ceci pour 20€ la nuit à payer en liquide. Nous paierons en plus 0,80€ avant de partir le matin, pour régler notre consommation d'électricité à relever sur le compteur individuel situé à côté de notre branchement. Nous sommes en pleine nature, avec 2 autres camping-cars, autant dire que c'est le calme absolu.

Aire d'accueil de camping-cars Vale de Carrasqueira à Caldas de MonchiqueAire d'accueil de camping-cars Vale de Carrasqueira à Caldas de Monchique

Aire d'accueil de camping-cars Vale de Carrasqueira à Caldas de MonchiqueAire d'accueil de camping-cars Vale de Carrasqueira à Caldas de Monchique

Nous avons parcouru 69km depuis Almancil, soit 133km dans la journée et 1391km depuis Itxassou.

Comme nous sommes arrivés à midi légèrement passé, nous commençons par manger avant d'enfourcher nos vélos (à assistance électrique) pour escalader les pentes de l'Alto da Foia.

Départ pour l'Alto da Foia

Notre boucle de 36km, avec 800m de dénivelé environ nous conduira ainsi jusqu'au point culminant de l'Algarve, à 902m d'altitude. Par temps clair, l’océan Atlantique est visible depuis le sommet, mais le temps est bouché lorsque nous arrivons là-haut.

Alto da FoiaAlto da FoiaAlto da Foia

Nous avons fait de nombreuses haltes botanique durant la montée. Nous avons trouvé du Lupin jaune, des Cistes à feuilles de Sauge, des Silènes de France, de l'Oxalis des Bermudes, du Mouron bleu, du Grémil à rameaux étalés, de la Lysimaque de Monnel, de la Sabline des montagnes, de l'Andryale à feuilles entières, de la Gesse de Tanger, des Soucis du Cap et des Orchis bouffons en arrivant au sommet.

 

Lupin jaune Ciste à feuilles de Sauge Silène de France Oxalis des Bermudes
Lupin jaune Cistes à feuilles de Sauge Silènes de France Oxalis des Bermudes
Mouron bleu Grémil à rameaux étalés Lysimaque de Monnel Sabline des montagnes
Mouron bleu Grémil à rameaux étalés Lysimaque de Monnel Sabline des montagnes
Andryale à feuilles entières Gesse de Tanger Soucis du Cap Orchis bouffon
Andryale à feuilles entières Gesse de Tanger Soucis du Cap Orchis bouffon

Mercredi 22 avril 2026

Nous avons passé une excellente nuit, mais un contretemps nous oblige à prendre la décision de rentrer.

Nous nous arrêtons, comme à l'aller, à la station service "Suances" qui gère l'aire d'accueil des camping-cars qui se trouve juste en face. Nous y sommes pour 20H00, au terme d'un parcours de 704km (2095km depuis Itxassou).

Jeudi 23 avril 2026

Nous reprenons la route à 8H45 par Burgos et Vitoria. Il y a énormément de vent lorsque nous passons dans le secteur d'Altsasua, mais ça se calme en arrivant sur Pampelune.

Nous prenons la NA-4100 pour rejoindre Dantxaria, et nous nous arrêtons pour manger entre Amalain et Eguaras. Dans ce secteur, nous retrouvons une flore qui nous est un peu plus familière, en particulier de très nombreux Orchis pourpres.

Après avoir passé les tunnels de Velate, nous nous arrêtons pour faire le plein de gasoil à Dantxaria, et pour 14H15 nous sommes de retour à Itxassou.

Nous avons parcouru 383km dans la journée, et un total de 2478km depuis notre départ.

 

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