Parc National du Serengeti
Mercredi 9 septembre 2026
Dès le matin, alors que nous allons prendre notre petit déjeuner, nous avons le plaisir d'observer de nombreux oiseaux qui viennent s'abreuver ou se toiletter dans un point d'eau qui se trouve à quelques mètres de nous. Il y a des cordonbleus cyanocéphales (Uraeginthus cyanocephalus), des inséparables de Fischer (Agapornis fischeri), des Astrilds à croupion rose (Estrilda rhodopyga), des serins à ventre blanc (Crithagra dorsostriata) et des francolins à poitrine grise (Pternistis rufopictus).
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| Cordonbleus cyanocéphale | Inséparables de Fischer | ||
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| Astrilds à croupion rose | Serins à ventre blanc | Francolins à poitrine grise | |
Nous observons également de nombreux nids soigneusement tissés en forme de boule, suspendus à des acacias épineux. Ce sont les nids des tisserins gendarmes (Ploceus cucullatus). En quelques heures seulement, les mâles tissent des tiges d'herbe, des restes de feuilles mortes et d'autres végétaux pour former ces nids cylindriques. Partant d'une simple tige recourbée en boucle, ils y fixent les matériaux de construction en tissant de nouvelles tiges autour, grâce à leur bec habile et en l'étirant avec leurs pattes. L'entrée du nid est généralement construite aussi étroite que possible et orientée vers le bas, ce qui permet d'éloigner les prédateurs. La construction est achevée en quelques heures seulement, et le nid est alors prêt à accueillir ses occupants. Bien que le mâle soit généralement responsable d'une grande partie de la construction du nid, c'est la femelle qui prend la décision finale quant à sa conformité par rapport aux exigences pour l'élevage de sa famille. Si le nid ne correspond pas à ses critères, elle le détruit et le mâle doit recommencer...
Nous quittons notre lodge vers 7H45, et commençons par rejoindre la rive du lac Ndutu, un lac alcalin peu profond qui se trouve à la frontière orientale du Parc National du Serengeti.
Ndutu offre un cadre exceptionnel pour la photographie animalière, d'autant que contrairement à la majorité des sites de Tanzanie, les safaris hors-piste sont autorisés dans la région de Ndutu. C'est donc une opportunité rare qui devrait nous permettre de nous approcher au plus près des animaux... Nous sommes dans l'un des rares endroits en Afrique où l'on peut observer six espèces de félins dans un même habitat. Ici, les lions, les léopards et les guépards côtoient les discrets caracals, les servals et les chats sauvages d'Afrique... En outre, plus de 400 espèces d'oiseaux nichent dans la région...
En ce qui nous concerne, nous commençons par observer les flamants roses.
Philipo nous précise que deux espèces distinctes de flamants se regroupent sur les eaux alcalines de ce lac :
- les flamants nains (Phoeniconaias minor) : c'est l'espèce la plus représentée et la plus emblématique du lac. Le plus petit de tous les flamants (environ 90cm à 1m), il se distingue par un plumage rose clair à vif et surtout par un bec très sombre, presque entièrement noir et rouge foncé.
- les grands flamants roses (Phoeniconaias roseus) : plus grands que leurs congénères (mesurant entre 120 et 140 cm), leur plumage est généralement d'un blanc rosé plus discret, leur bec est rose clair avec uniquement l'extrémité noire.
Les flamants que nous observons sont des flamants nains.
Mais il y a aussi des espèces que nous connaissons mieux : des avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta), des échasses blanches (Himantopus himantopus) et des combattants variés (Calidris pugnax).
Il n'y a même pas une demie-heure que nous explorons la région, lorsque nous découvrons un superbe oiseau : le serpentaire, également nommé : "messager sagittaire" (Sagittarius serpentarius). Il s'agit d'un grand rapace terrestre emblématique des savanes africaines, facilement reconnaissable à ses longues pattes d'échassier et à sa longue huppe de plumes noires. C'est un redoutable chasseur qui se nourrit d'insectes, de petits rongeurs et surtout de reptiles (en particulier des serpents) qu'il piétine avec puissance.
Cinq minutes plus tard, nous croisons le chemin de deux autruches femelles, reconnaissables à leur plumage gris.
Un peu plus loin, ce sont les gazelles de Grant que nous rencontrons.
Mais c'est encore un oiseau que nous montre Philipo : un bateleur des savanes (Terathopius ecaudatus). L'aigle bateleur est considéré comme un proche cousin des circaètes. Une part non négligeable de son alimentation est constituée de reptiles y compris des espèces venimeuses. Cependant, son menu est principalement composé de mammifères de taille variable allant de la petite antilope jusqu'à la souris. En diverses occasions, l'aigle bateleur se nourrit d'insectes et particulièrement de gros criquets. Dernier volet de ses habitudes alimentaires, il peut se nourrir de charognes. Son grand rayon d'action (près de 400 kilomètres par jour) et son acuité visuelle remarquable lui permettent souvent de repérer des carcasses qui seraient passées inaperçues pour d'autres prédateurs. L'aigle bateleur peut se comporter parfois comme un oiseau parasite : il s'approprie la nourriture de certains vautours en les harcelant et en les obligeant ainsi à la régurgiter.
Voici enfin le moment tant attendu : deux frères lions se reposent dans la savane. Nous nous approchons à seulement une dizaine de mètres d'eux avec notre véhicule, ce qui ne semble absolument pas les perturber. Nous restons ainsi une bonne demie-heure à les observer avec émotion. Ils finissent même par se recoucher pour continuer leur sieste, et probablement leur digestion...
Partis à la recherche de nouvelles aventures, nous avons la chance d'observer un aigle martial (Polemaetus bellicosus), posé dans un arbre. C'est l'aigle africain qui a la plus grande envergure (2m environ). Ses yeux jaunes perçants et son bec puissant et crochu en font un super prédateur qui se nourrit de petits mammifères tels que les lièvres, les écureuils terrestres, les mangoustes, les babouins et autres singes. Il s'attaque également aux jeunes antilopes comme les faons d'impalas ou les gazelles de Thomson. De façon plus exceptionnelle, des études scientifiques et des observations ont rapporté des attaques sur des proies bien plus lourdes, comme de petites antilopes de plus de 35 kg, et même des lionceaux. Les gallinacés terrestres et les grands oiseaux forment aussi une partie de ses repas. Il capture fréquemment des pintades, des outardes, des hérons et des oies sauvages. De plus, il ne dédaigne pas les varans et quelques fois même les serpents.
Justement, nous rencontrons des pintades de Numidie (Numida meleagris), toutes proches de son perchoir... On les appelles également pintades casquées. Ce nom provient d'une petite excroissance cornée ou « casque » de couleur brun-jaune bien visible au sommet de leur tête. L'aigle martial fera probablement un repas de l'une d'entre-elles...
Mais après avoir tourné un quart d'heure à la recherche de quelques autres animaux, Philipo nous ramène près des deux frères lions qui n'ont toujours pas changé de place...
Mais au bout de cinq minutes, nous repartons en quête de nouvelles rencontres. Et voici justement les bubales de Coke, de grandes antilopes reconnaissables à leur museau long et étroit, leur front haut et leurs cornes incurvées.
Non loin des bubales, nous observons également un grand troupeau de buffles qui broutent dans les hautes herbes.
Mais voici une rencontre inattendue... C'est la surprise du jour, et l'un des moments les plus marquants de notre semaine de safaris. Nous découvrons une femelle guépard accompagnée de son petit. Nous restons une bonne dizaine de minutes à l'observer, alors qu'elle n'est qu'à quelques mètres de nous. Mais son attention est portée vers un troupeau d'antilopes qui pourrait servir de repas pour elle et son petit. Nous la voyons mettre son petit en sécurité et partir avec d'infinies précautions en direction de ses proies potentielles. Nous ne verrons pas l'action de chasse jusqu'à son terme, mais ce furent des instants absolument magiques que nous avons eu l'impression de partager avec elle...
Une dizaine de minutes plus tard, nous rencontrons encore un serpentaire.
Mais nous n'en avons pas terminé avec les félins, car nous trouvons une famille de lions en pleine sieste, et probablement de digestion, car ils ont des traces de sang sur leurs têtes... Ils sont allongés à l'ombre, près d'un point d'eau à sec.
Il est 11h00 lorsque nous arrivons à l'entrée du Parc National du Serengeti.
Nous en profitons pour nous dégourdir les jambes pendant que Philipo procède aux formalités administratives. C'est ainsi que nous observons un superbe gros lézard très coloré, un agame à tête plate de Mwanza, souvent surnommé « lézard Spider-Man » en raison de ses couleurs vives rouge et bleue. C'est un mâle dominant car il arbore les couleurs vives de « Spider-Man ». Les mâles subordonnés et les femelles ont des couleurs beaucoup plus ternes, souvent brunes ou grises, pour se camoufler.
Il chasse à l'affût et capture une grande variété de proies comme les grillons, les sauterelles, les fourmis, les coléoptères et les araignées. • Bien qu'il préfère les insectes vivants, il peut occasionnellement consommer des matières végétales, telles que des feuilles, des fleurs, des graines ou des fruits, si les ressources en insectes se font rares.
Mwanza est une ville et une région de Tanzanie au bord du lac Victoria, qui est le lieu de la découverte de l'espèce décrite par le zoologiste Arthur Loveridge en 1923.
Nous observons également des petits oiseaux qui viennent s'abreuver à un point d'eau, il s'agit des eurocéphales de Rüppell (Eurocephalus ruppelli). C'est une espèce de pie-grièche des régions sèches et broussailleuses d'Afrique de l'Est, qui vit en groupe pouvant rassembler une douzaine d'individus. Les adultes ont une couronne et le croupion blancs, une bande noire au niveau des yeux, le dos brun, les ailes et la queue noires. La gorge, la poitrine et le ventre sont blancs et les flancs sont bruns. Ils se nourrissent généralement de gros insectes, habituellement attrapés sur le sol, mais ils vont également se nourrir sur le dos des grands mammifères, comme les pique-bœufs. Cependant, ils peuvent parfois se nourrir de fruits tombés au sol.
Notre première rencontre dans le Parc National du Serengeti est une autruche male, reconnaissable à son plumage noir et blanc.
Mais quelques minutes plus tard, nous nous arrêtons pour observer deux guépards qui se reposent à l'ombre d'un arbre. La teinte rose de leurs poils au niveau de la tête semble indiquer qu'il n'ont pas encore fait leur toilette depuis leur dernier repas...
Un peu plus loin, nous croisons le chemin d'un chacal à flancs rayés. Nous le voyons en train de finir les restes d'une charogne.
Nous circulons dans le Serengeti depuis plus d'une heure, lorsque nous rencontrons à nouveau des lions. Mais leur comportement nous étonne particulièrement, car ils se sont mis à l'ombre d'un véhicule 4x4, l'un sur le côté et l'autre en-dessous. C'est bien là la preuve que ces véhicules ne les perturbent pas du tout...
Mais voici qu'un autre individu, dont les crocs sont maculés de sang, se lève à son tour pour venir se mettre à l'ombre derrière les roues de notre véhicule...
Nous nous arrêtons vers 13H30, pour manger à l'ombre d'un arbre à saucisses. Ce nom provient de la forme de ses fruits qui ressemblent à des saucisses pendues à ses branches. Ses fruits sont si durs qu'ils ne peuvent pas germer tout seuls : avant cela, il faut qu'ils soient mangés et digérés par un éléphant.
Justement nous avons remarqué qu'il y a de nombreuses crottes d'éléphants sous cet arbre... Et, à la fin de notre repas, nous voyons au loin un troupeau d'éléphants qui semble se diriger vers nous. Philipo déplace notre véhicule (tout comme le chauffeur du 4x4 voisin), pour leur laisser la place à l'ombre. Et c'est ainsi que tout un troupeau d'éléphants vient se rassembler sous l'arbre, à seulement quelques mètres, juste devant nous. Nous avons vécu là un très beau moment de la vie animale dans la savane.
Philipo s'arrête un instant pour nous permettre d'observer un vanneau couronné (Vanellus coronatus), reconnaissable à son plumage brun-gris, ses longues pattes rouges et sa calotte noire bordée d'un bandeau blanc en forme de couronne.
Mais nous rencontrons encore une famille de lions qui se reposent eux aussi à l'ombre d'un arbre. Nous observons plus particulièrement une lionne qui est allongée sur une branche.
Ce sont maintenant deux vautours oricou (Torgos tracheliotos) posés sur un arbre mort, qui attirent notre attention. Très reconnaissables à leur tête rose-pourpre déplumée et plissée, leur gros bec puissant et leur plumage brun foncé avec des flancs blanchâtres.
C'est le plus grand et le plus puissant des vautours d'Afrique. Autour d'une carcasse, il impose sa domination face aux autres espèces grâce à des parades agressives (ailes déployées, cou tendu) et des attaques bondissantes. Grâce à son bec énorme et tranchant, il est souvent le seul capable de percer les peaux les plus épaisses et de déchirer les parties les plus dures que les autres oiseaux délaissent (tendons, cartilages, peaux coriaces). Bien qu'essentiellement nécrophage, il peut à l'occasion chasser activement et tuer de petites proies vivantes comme des oisillons, des petits mammifères, des reptiles ou piller les nids d'autres oiseaux.
Un quart d'heure plus tard, nouvel arrêt pour observer deux aigles ravisseurs (Aquila rapax) posés sur les branches d'un arbre. Leur nom vient du fait qu'ils pratiquent le cleptoparasitisme sur d'autres espèces de rapaces, en particulier sur les Aigles bateleurs. Ils s'approchent aussi parfois des maisons où ils fouillent régulièrement les poubelles. Prédateurs très opportunistes, ils consomment ce qu'ils trouvent à leur disposition. Leur régime est presque exclusivement carnivore : il comprend un large éventail de petits mammifères (en priorité des rongeurs), des oiseaux, des reptiles, des insectes (y compris des termites) ainsi que des charognes de toutes sortes.
Voici que nous approchons d'un groupe de véhicules, postés autour d'un arbre. Leurs occupants semblent observer quelque chose de particulier, mais il est bien difficile de distinguer de quoi il s'agit avant d'arriver à côté d'eux... Cherchez la bête sur les deux photos ci-dessous...
C'est un splendide léopard qui est affalé sur une branche. Nous resterons un bon quart d'heure à profiter de cette scène exceptionnelle. Philipo nous assure que l'observer ainsi est un privilège rare. Nous avons vécu là, le moment le plus intense de notre semaine de safaris, et c'est le coeur plein d'émotion que nous quittons cet animal splendide.
Une demie-heure plus tard, nous nous arrêtons quelques instants pour observer des girafes qui dégustent quelques feuilles d'acacia, dont elles évitent les épines grâce à leur langue et leurs lèvres souples. La salive des girafes a d'ailleurs des propriétés antiseptiques qui protègent leur langue des épines de l'acacia.
Nous ne nous attendions pas à une telle rencontre lorsque Philipo fait une manœuvre pour aller se placer à côté d'un point d'eau qui nous semble assez glauque. Nous découvrons alors un troupeau d'hippopotames aux trois quarts immergés, et agglutinés les uns contre les autres. Ces mammifères semi-aquatiques passent jusqu'à 16 heures par jour dans l'eau pour se protéger du soleil.
Malgré leur apparence massive, voire passive, ils peuvent se montrer très agressifs et sont considérés comme les animaux les plus dangereux d'Afrique. Ils causent chaque année la mort de plusieurs centaines de personnes sur le continent africain, surpassant les prédateurs comme le lion ou le léopard dans les statistiques d'attaques mortelles. Naviguer trop près d'un groupe d'hippopotames est la cause principale des attaques. L'animal charge par le dessous, renverse l'embarcation et attaque les occupants dans l'eau.
Alors qu'ils passent leurs journées immergés, la nuit est leur période d'activité intense sur la terre ferme. Ils s'éparpillent dans la savane pour brouter des jeunes pousses et de l'herbe fraîche. Un hippopotame adulte passe entre 4 et 6 heures par nuit à manger entre 30 et 50 kilos d'herbe. Pour trouver les meilleurs pâturages, les hippopotames n'hésitent pas à s'éloigner des cours d'eau. Ils parcourent en moyenne 3 à 5 kilomètres par nuit, mais en cas de sécheresse ou de pénurie de nourriture, ils peuvent marcher jusqu'à 10 kilomètres avant le lever du jour. Avant l'aube, entre 4h et 6h du matin, chaque hippopotame fait demi-tour pour regagner son point d'eau, empruntant exactement le même point de passage qu'à l'aller. Lors de ses sorties nocturnes pour brouter, l'hippopotame tolère très mal qu'on lui coupe la route. Si un humain se retrouve accidentellement entre l'hippopotame et son point d'eau, l'animal panique et charge l'intrus pour regagner la sécurité du fleuve.
Mais Philipo nous fait remarquer que ce point d'eau est également habité par un autre animal tout aussi dangereux : le crocodile. Les crocodiles sont des animaux à sang froid. Ils passent une grande partie de leur journée à ajuster leur température corporelle. Ils restent immobiles sur les berges pour capter la chaleur du soleil, puis ils retournent à l'eau lorsque la température extérieure devient trop élevée.
Malgré la présence de ces énormes créatures, les berges de ce point d'eau sont colonisées par les guêpiers nains (Merops pusillus) qui y aménagent leurs terriers. Le mâle et la femelle s'associent pour creuser ensemble un long tunnel horizontal qui mesure généralement entre 50cm et 1,30m de longueur. Il se termine par une section élargie d'environ 10cm de large, appelée "chambre de nidification", où seront déposés les œufs.
Nous observons également à proximité un oiseau endémique d'Afrique de l'Est : le gobemouche argenté (Empidornis semipartitus), reconnaissable à son plumage contrasté avec un dos gris argenté et un ventre orange vif. Il vit principalement dans les savanes et les forêts d'acacias, et il aime se poser bien en vue sur des branches sèches ou épineuses pour repérer des insectes en vol.
Nous retrouvons un peu plus loin, l'ouette d'Egypte (Alopochen aegyptiaca). Bien qu'elle porte le nom d'oie, elle appartient biologiquement à la famille des tadornes (plus proche des canards).
C'est une famille de mangoustes rayées que nous observons non loin de là. Cependant les ouettes d'Egypte n'ont rien à craindre d'elles car les mangoustes sont principalement insectivores. Elles raffolent des invertébrés comme les coléoptères, les larves, les termites, les araignées et les mille-pattes. Elles complètent leurs repas avec de petits reptiles (lézards, serpents dont elle ne craignent pas le venin), des œufs d'oiseaux, des petits rongeurs, des grenouilles ainsi que quelques fruits et racines.
Nous nous arrêtons pour photographier des euphorbes candélabres, une grande plante succulente d'Afrique qui ressemble à un cactus mais possède une large couronne ramifiée et un tronc ligneux.
Nous rencontrons encore des impalas et des bubales de Coke, mais nous sommes émerveillés par la beauté du damalisque (ou topi : Damaliscus lunatus), une grande antilope à la robe brun-rouge marquée par des taches noir-bleuâtre sur les cuisses, les épaules et la tête. Elle porte des cornes solides et annelées en forme de lyre qui se courbent vers l'arrière.
Il est environ 18H00 lorsque nous rejoignons notre lodge de ce soir : Makoma Ndogo Camp. Situé au pied des collines de Makoma, il est implanté au centre du parc du Serengeti, mais en dehors des zones les plus fréquentées du parc.
Ce camp est situé vraiment en pleine savane, et nous recevons des consignes strictes. Il faut demander d'être accompagnés par un masaï lorsque nous circulons entre les parties communes et notre chambre. Pour cela on nous fournit un talkie-walkie et une lampe torche. Comme c'est un camp de toile, il nous faudra porter une attention particulière pour bien fermer toutes les ouvertures avant de dormir afin d'éviter l'intrusion de toute espèce d'animaux, y compris des serpents...
Le confort de nos chambres est parfait. Nous sommes sous la tente, mais sur un plancher bois. La salle de bains privative comprend une douche extérieure fermée que nous avons utilisée avec beaucoup de plaisir.
Le personnel est très attentionné, et le repas excellent nous a été servi par un serveur francophone. Et pour terminer, s'endormir en entendant les hyènes fut un moment inoubliable...